L’immunité, une priorité souvent oubliée!

Depuis le mois de mars, des mesures sont mises en place pour limiter la propagation du COVID-19. Les recherches scientifiques explorent les mécanismes d’action du virus, pour mettre au point des médicaments et un vaccin. Qu’en est-il de notre immunité? Est-elle considérée comme une priorité? La population est elle au courant des principes de base pour soutenir notre système de défense? Selon moi, c’est une nécessité, un besoin essentiel pour vivre en santé.

Le système immunitaire en bref 

À la fois complexe et essentiel à la vie, le système immunitaire met en jeu des organes, des cellules et des substances spécifiques pour assurer notre défense. Invisible, il œuvre jour et nuit pour nous protéger des « intrus » susceptibles de menacer notre équilibre et notre vie. Le système immunitaire n’agit pas seul. Il travaille en équipe avec les systèmes cardio-vasculaire, nerveux, digestif et endocrinien. Sans entrer dans les détails physiologiques, on peut retenir les éléments suivants :

  • On distingue l’immunité innée présente dès notre naissance et l’immunité acquise qui se développe, comme une carte mémoire, au contact des agents pathogènes. On comprend alors pourquoi, le corps peut être fragilisé face à un microbe méconnu par l’humain.
  • Le système de défense comprend la moelle osseuse, le thymus, la rate, les ganglions lymphatiques, les amygdales et les amas de cellules lymphoïdes situés à la surface des muqueuses.
  • Les barrières physiques (la peau et les muqueuses), les réactions inflammatoires et les interférons (glycoprotéines qui inhibent la multiplication des virus à l’intérieur des cellules) agissent comme de véritables soldats pour nous défendre face à l’intrusion d’un agent pathogène.

La réponse immunitaire révèle l’intelligence incommensurable qui règne au sein du corps humain. Aussi complexe soit-elle, la science à mis en lumière les facteurs susceptibles de l’affecter ou de l’améliorer.

Les principaux facteurs qui affaiblissent l’immunité

Les recherches scientifiques des dernières années ont mis en lumière les facteurs susceptibles de nuire au système immunitaire. On retrouve principalement les éléments suivants (l’ordre est aléatoire) :

  • L’âge est un facteur à considérer. Le processus naturel du vieillissement implique l’amincissement de la peau, une diminution de la production de globules blancs et une réduction de la quantité d’antioxydants. C’est la raison pour laquelle, une attention particulière est accordée aux aînés lors d’une pandémie. En même temps, si nous ne pouvons pas rajeunir, nous pouvons en tout temps prendre soin de notre santé et renforcer, dans la mesure du possible, notre immunité en intégrant des saines habitudes de vie. Ce sont souvent les maladies chroniques, bien plus que l’âge, qui fragilisent le système de défense des aînés.
  • Les maladies chroniques comme les maladies cardiovasculaires, le diabète, l’obésité (1), le sida, le cancer, les maladies pulmonaires et rénales sont des facteurs de risque importants.
  • Le tabagisme, la consommation de drogues et les excès d’alcool sont naturellement des éléments importants à considérer puisqu’ils affectent directement notre état de santé général et par conséquent notre immunité.
  • La prise de médicaments notamment les immunosuppresseurs et les traitements de chimiothérapie affectent la réponse immunitaire.
  • Le manque de sommeil, la fatigue et le stress chronique épuisent l’énergie physique et mentale et fragilisent l’immunité. Ne sommes-nous pas souvent grippés ou enrhumés après une période de travail intense ou au début des vacances quand on relâche les obligations et la pression? 
  • La sédentarité autant que le surentraînement affectent le système immunitaire. Dans le premier cas, on comprend rapidement comment le manque de mouvement entraîne un effet domino sur l’équilibre physiologique et les maladies chroniques. En présence de surentrainement, c’est l’épuisement de nos réserves énergétiques et le stress oxydatif qui affectent l’équilibre global du corps et l’immunité.
  • L’exposition aux polluants atmosphériques et aux éléments toxiques notamment les produits ménagers, les pesticides, les gaz de combustion et les composés chimiques présents dans plusieurs entreprises affectent le système immunitaire.
  • Une alimentation déséquilibrée et dévitalisée nuit à notre immunité.

Alimentation et immunité

Suis-je la seule à être étonnée lorsque je lis : « il n’est pas prouvé que l’alimentation a un impact sur notre immunité ». Il est évident que la nutrition est un élément déterminant pour notre santé et par conséquent pour notre immunité. Je peux affirmer sans aucune hésitation qu’aujourd’hui, en 2020, nous avons les recherches cliniques et les connaissances qui appuient et qui confirment le lien entre l’alimentation et l’immunité. À titre d’exemple, on peut citer les bienfaits des antioxydants notamment le glutathion (2), des vitamines A et D (3), du zinc (4,5) ou encore les propriétés antimicrobiennes de l’ail et de l’oignon. Voici les principales recommandations pour un système immunitaire en santé :

  • L’eau, cette source de vie souvent oubliée, est une priorité, puisque notre corps est composé à 75% d’eau et que le fonctionnement global et l’homéostasie de notre organisme en dépendent. Nous avons besoin de boire, à jeun et entre les repas, 1,5 à 2 litres d’eau par jour (le café et le thé ne sont pas inclus puisque ce sont des diurétiques).
  • Une alimentation colorée, riche en végétaux et comprenant principalement des aliments frais, des sources de gras insaturés ou « bons gras », des protéines, une quantité modérée de céréales complètes et de glucides, des épices et des saveurs contribue naturellement à l’équilibre global de notre corps tout en prévenant les maladies chroniques et l’obésité. Une alimentation saine renforce par conséquent notre immunité.
  • Les végétaux, les légumes et les fruits colorés sont une source de vitalité, de vitamines, de minéraux, de fibres et d’antioxydants. Ils doivent composer la moitié de notre assiette soit environ 50% de notre alimentation. Il est important de noter que la cigarette, le stress, l’inflammation, l’épuisement, l’exposition aux polluants et aux radiations épuisent les réserves en antioxydants. Ces molécules agissent comme de véritables boucliers pour protéger le corps de l’oxydation et la dégénérescence des cellules. Une carence en antioxydants est susceptible de créer un terrain propice aux infections et aux maladies tout en accélérant le processus du vieillissement.
  • Les fibres et les aliments fermentés (Ex. kombucha, miso, choucroute et légumes fermentés), appelés « prébiotiques » contribuent à l’équilibre de la flore intestinale. Les probiotiques (6,7), pris en suppléments, sont recommandés en cas de malaises digestifs ou d’infections chroniques (Ex. vaginite, herpes, rhume, grippe, infections urinaires, fongiques, etc.).
  • Le sucre, les excès de glucides et les céréales raffinées épuisent le système immunitaire pour différentes raisons : ils constituent une nourriture parfaite pour nourrir la flore non désirable dans le tube digestif. Or une partie de notre immunité est assurée par le microbiote intestinal. Par ailleurs, ils créent un terrain favorable à l’inflammation et aux maladies chroniques.
  • Une alimentation dévitalisée et les régimes restrictifs sont souvent à l’origine des carences en vitamines (A, C, D, E, B6 et acide folique), en minéraux (fer, zinc, sélénium, calcium et magnésium) et en acides gras essentiels (oméga-3). Compte tenu qu’environ 80% de la population semble en carence de vitamine D dans les pays nordiques, un supplément est recommandé, de la fin de l’automne jusqu’au début du printemps, pour assurer la dose minimale requise pour soutenir l’immunité, soit 1000 UI par jour.
  • L’isolat de protéine de petit lait issu du lactosérum (2) fournit les acides aminés nécessaires à la synthèse du glutathion. Ce peptide, composé de trois acides aminés, a fait l’objet de centaines de recherches au Canada, notamment par Dr Gustavo Bounous (Université McGill). Le glutathion joue plusieurs rôles importants dans l’équilibre de l’organisme notamment au niveau du système immunitaire, de l’inflammation et la prévention de l’oxydation.

Vivre en santé pour renforcer notre immunité

L’absence de maladie, n’est pas une condition suffisante pour vivre en santé. La santé est bien plus qu’un concept ou un ensemble de paramètres. C’est un état global qui regroupe la santé physique, mentale, émotionnelle et spirituelle. Cet état pourrait être comparé à un jardin qui a besoin d’être cultivé et nourri au quotidien. Voici quelques recommandations permettant de créer un espace lumineux et coloré et de prendre soin concrètement de notre immunité et de notre santé :

  • Les exercices de respiration, la méditation, le silence et la contemplation calment le mental et nous aident, lorsque pratiqués régulièrement, à cultiver une paix intérieure. Les études démontrent que le stress chronique et l’anxiété affectent notre santé, notre immunité et notre état d’esprit (8,9). Il est bien sûr souhaitable de ralentir et de respirer lorsque nous sommes face à une situation difficile. Il est cependant important de retenir que « la zénitude » est un art qui se cultive au quotidien. La beauté, est que contrairement à bien des arts, la méditation est à la portée de tous. Il n’est pas nécessaire d’avoir un « talent » particulier. C’est un « art humain » qui se développe avec la pratique quotidienne, la patience, la bienveillance et la persévérance.
  • Le mouvement et le grand air sont de précieux alliés pour le fonctionnement optimal de notre corps et pour notre état d’esprit. Marcher et jouer dehors fait du bien ! La nature est un antidote au stress tout en étant une véritable source de vitalité et, sans aucun doute, un cadeau pour notre santé physique, mentale et émotionnelle. On le sait, et pourtant, quand notre horaire est surchargé, on oublie souvent qu’une période de 30 minutes de marche, de vélo, de yoga etc., n’est pas un « plus » mais bien une priorité pour soutenir l’immunité (10) et pour vivre en santé. Des recherches ont par ailleurs mis en évidence les bienfaits de l’activité physique chez les personnes âgées (11).
  • La création, les passions, les rêves, le rire (12) sont essentiels à notre épanouissement. Ils permettent d’exprimer et de donner vie à ce que nous portons au plus profond de notre monde intérieur. Ils sont le fil conducteur qui nous relie à ce « précieux sens » que nous souhaitons tant nourrir dans notre quotidien. Y a-t-il des recherches qui prouvent leurs bienfaits sur l’immunité? Je ne crois pas. C’est la même chose pour les liens humains, l’esprit d’entraide, la bienveillance, l’empathie et l’amour qui nous unit. Est-il nécessaire d’établir des recherches pour démontrer que ce sont les fondements même de la vie et du bonheur? Parfois, nous cherchons dans la science des réponses, alors que nous les avons, bien en évidence, à l’intérieur de soi.

Un éveil à la vie

Les crises permettent souvent à l’humain et aux systèmes de reconnaître la force et la fragilité de la vie. La menace de la maladie, de la souffrance ou de la mort, suscite en nous le désir de survivre et souhaitons-le de vivre. Je cultive l’espérance que cette pandémie, soit un éveil au respect de la vie. Une invitation à honorer et à prendre soin de la vie en nous et autour de nous. Une invitation à porter un regard conscient, des gestes bienveillants et des actions cohérentes pour prendre soin de la nature et du vivant. C’est le chemin à emprunter, si nous souhaitons vivre sur cette terre, épanoui et en santé.

Imane Lahlou ND, M.Sc., Ph.D.

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Bibliographie

Voici quelques articles scientifiques mettant en lumière les liens entre l’immunité, l’alimentation, l’activité physique et notre état mental. Ce ne sont là que des exemples illustrant l’intérêt du monde de la recherche. Mon parcours académique est scientifique. En même temps, je suis partisane du bon sens et de l’écoute de notre corps.

1. The burden of obesity on infectious disease. Karlsson EA, Beck MA. Exp Biol Med (Maywood). 2010 Dec 1;235(12):1412-24.

2. Kelly GS. Bovine colostrums: a review of clinical usesAltern Med Rev. 2003 Nov;8(4):378-94. Texte intégral accessible à l’adresse suivante : www.thorne.com

3. Mechanisms of the anti-cancer and anti-inflammatory actions of vitamin D. Krishnan AV, Feldman D. Annu Rev Pharmacol Toxicol. 2011 Feb 10; 51:311-36. Review.

4. Modulating the immune response by oral zinc supplementation: a single approach for multiple diseases. Overbeck S, Rink L, Haase H. Arch Immunol Ther Exp (Warsz). 2008 Jan-Feb;56(1):15-30. Review.

5. Effect of zinc supplementation on the immune status of healthy older individuals aged 55-70 years: the ZENITH Study. Hodkinson CF, Kelly M, et alJ Gerontol A Biol Sci Med Sci. 2007 Jun;62(6):598-608.

6. Arunachalam K, Gill HS, Chandra RK. Enhancement of natural immune function by dietary consumption of Bifidobacterium lactis (HN019).Eur J Clin Nutr. 2000 Mar;54(3):263-7.

7. Sheih YH, Chiang BL, et alSystemic immunity-enhancing effects in healthy subjects following dietary consumption of the lactic acid bacterium Lactobacillus rhamnosus HN001.J Am Coll Nutr. 2001 Apr;20(2 Suppl):149-56.

8. Thomsen DK, Mehlsen MY, et alNegative thoughts and health: associations among rumination, immunity, and health care utilization in a young and elderly samplePsychosom Med. 2004 May-Jun;66(3):363-71.

9. Dillon KM, Minchoff B, Baker KH. Positive emotional states and enhancement of the immune systemInt J Psychiatry Med. 1985;15(1):13-8.

10. Smith TP, Kennedy SL, Fleshner M. Influence of age and physical activity on the primary in vivo antibody and T cell-mediated responses in menJ Appl Physiol. 2004 Aug;97(2):491-8.

11. Drela N, Kozdron E, Szczypiorski P. Moderate exercise may attenuate some aspects of immunosenescenceBMC Geriatr. 2004 Sep 29;4(1):8.

12. Takahashi K, Iwase M, et alThe elevation of natural killer cell activity induced by laughter in a crossover designed study . Int J Mol Med. 2001;8(6):645-50.

Connaissez-vous les bienfaits de la gelée royale ?

Utilisée depuis l’antiquité comme tonique nutritif par la médecine traditionnelle chinoise, la gelée royale est aujourd’hui de plus en plus connue et consommée comme complément alimentaire à travers le monde. Sécrétée par les glandes hypopharyngiennes et mandibulaires des jeunes abeilles nourricières, ce produit de la ruche constitue la nourriture des larves pendant leur premier stade de développement et celle de la reine tout au long de son existence.

Composition de la gelée royale 

La gelée royale, appelée aussi « lait des abeilles » se distingue par sa composition nutritionnelle exceptionnelle. Elle contient principalement les composés suivants :

– Eau (50 % à 65 %)

– Sucres (15 %) principalement du fructose et du glucose

– Protéines (de 13 % à 18 % notamment la royalactine (facteur de croissance) et la royalisine (facteur antimicrobien) et des peptides antimicrobiens (l’apisimine et les jelleines))

– Gras (de 3 % à 6 % notamment l’acide 10-hydroxy-2-décénoïque reconnu pour son activité immunomodulatrice et ses propriétés antibactériennes)

– Minéraux (1,5 % principalement potassium, calcium, sodium, magnésium, zinc, fer, cuivre et manganèse)

– Vitamines surtout celles du groupe B (notamment la B1 et la B5)

– Acétylcholine, un neurotransmetteur qui participe à la mémoire, la concentration et le raisonnement logique (1 mg / 1g)

Bienfaits de la gelée royale

Même si la plupart des études scientifiques ont été effectuées sur les animaux ou In Vitro plutôt que sur l’humain, la gelée royale est reconnue pour ses nombreux bienfaits physiologiques, notamment :

– Augmenter l’énergie et la vitalité

– Réduire la fatigue mentale

– Réguler la réponse au stress

– Renforcer le système immunitaire

– Contribuer à la régulation du système hormonal

Comment utiliser la gelée royale ?

Pour garantir la qualité nutraceutique de la gelée royale, une norme internationale a été établie en 2016. La norme ISO 12824 permet d’assurer les exigences nutritionnelles avant la mise en marché du complément alimentaire. Il est recommandé de consommer 500 mg à 1 g de gelée royale fraîche ou 200 mg à 400 mg de produit lyophilisé le matin à jeun pendant 4 à 6 semaines en cas de fatigue physique ou intellectuelle, en présence de stress ou de carences nutritives et lors de la ménopause (ou péri ménopause). Elle peut également être prise l’automne ou l’hiver pour soutenir l’immunité et prévenir les infections pendant les changements de saison. Certaines personnes peuvent réagir à la gelée royale. Il est donc important de commencer par de petites quantités. Elle est à éviter en cas d’allergie aux produits de la ruche ou aux piqûres des abeilles. Les recherches n’étant pas étendues, on ne recommande généralement pas la gelée royale pendant la grossesse.

Imane Lahlou ND, M.Sc., Ph.D.

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Si on parlait de prévention, de nos enfants et des prochaines générations

Au Québec, on est touché par le quotidien des personnes âgées dans les CHSLD. Derrière cette réalité déchirante, se cache le miroir de la santé de notre société. Ces personnes, vivent pour la plupart, depuis plusieurs années, avec des maladies chroniques et dégénératives. Elles se retrouvent dans ces centres d’hébergement loin de leur famille et de la vie avec un grand V. Aujourd’hui, nous tentons d’offrir des soins de qualité à nos aînés hospitalisés, de les soutenir et de les accompagner jusqu’à la fin de leur vie. À la lumière de cette réalité bouleversante, quelles réflexions et quelles actions pouvons-nous concrètement apporter aujourd’hui, si nous souhaitons envisager un avenir différent pour nous, nos parents, nos enfants et les prochaines générations? Selon moi, une partie de la réponse se trouve dans la prévention.

La prévention, un choix évident

Une grande proportion des personnes dans les CHSLD sont atteintes d’une ou de plusieurs maladies chroniques. Ces pathologies sont en partie liées à notre alimentation et à notre mode de vie. Avant de prendre à 40, 50 ou 60 ans, une médication pour un diabète type II, de l’hypertension ou du cholestérol, ne serait-il pas judicieux et plus cohérent de réviser notre alimentation et notre hydratation, de dormir suffisamment, d’intégrer des exercices de respiration et de marcher régulièrement? Adopter ces 5 habitudes de vie serait un bon point de départ pour améliorer la santé des différents groupes d’âge de notre population.

C’est à nous, de porter action, si nous souhaitons vivre autrement. C’est à nous de trouver le courage d’écarter les produits dévitalisés et transformés et de privilégier les végétaux et les produits frais et colorés dans notre alimentation. Sommes-nous conscients que plus de 3000 additifs chimiques sont autorisés dans les industries alimentaires? Avant de consommer un produit quasi inerte composé de 10 ou 15 ingrédients, dont on ne comprend même pas la signification, demandons-nous si celui-ci ne nous empêchera pas de savourer la vie dans 20, 30 ou 40 ans.

Vieillir et embellir sa vie

Vieillir est un privilège. Cependant, vieillir en cumulant les maladies n’est pas un cadeau. Notre espérance de vie est plus longue, mais qu’espérons-nous vivre à 70, 80 ou 90 ans? Toutes les personnes âgées, heureusement, ne sont pas touchées par la maladie. Mais combien d’entre elles ne prennent aucune médication ou un seul médicament après 70 ans? Pourquoi, ne pas envisager la maladie comme une éventualité et non une fatalité? N’est-ce pas naturel de prendre soin de nous si nous souhaitons vivre en santé? N’est-ce pas logique d’envisager la santé comme une priorité si nous souhaitons vieillir en santé?

C’est certain, on ne sait jamais ce que la vie nous réserve. C’est rare, mais la maladie peut se présenter même si nous prenons soin de notre santé. Si c’est le cas, nous serons plus confiants et plus résilients. Nous aurons aussi les connaissances et les outils pour traverser cette expérience en étant plus fort physiquement et plus calme intérieurement. Ce ne sera pas facile, mais ce sera assurément plus facile, parce qu’on aura appris, jour après jour, à mieux nous connaître, nous respecter et à prendre soin de notre vie et de notre santé.

Une seule santé pour nos enfants

La santé, on ne s’y adresse pas à 70 ans. La santé, on devrait s’y adresser dès les premières années de notre vie. Je crois qu’il est venu le temps de réviser sa place dans notre société. Selon moi, les apprentissages devraient s’inscrire dans le parcours scolaire des élèves, du début du primaire à la fin du secondaire. Un de mes grands rêves, est d’ailleurs de proposer au ministère de l’éducation un programme pour nos enfants et pour les prochaines générations.

Il est aussi primordial de ne plus séparer la santé en « silos » et d’envisager la santé autrement. Aujourd’hui, il est venu le temps de considérer une seule santé. Une santé globale et durable qui comprend la santé physique, mentale, émotionnelle et spirituelle en lien avec la santé de notre planète et de notre environnement.

De l’engagement à l’action

La prévention est un sujet qui mérite toute notre attention. C’est une thématique à développer et à structurer à bien des niveaux. Il y a assurément des éléments qui ne dépendent pas de nous. En même temps, chacun d’entre nous a la possibilité d’apporter sa propre contribution. Si on imaginait notre société comme une toile en création, quelles actions sommes-nous prêts à porter, au cours de la prochaine année, pour prendre soin de notre santé et de celle de notre l’environnement?

Imane Lahlou ND, M.Sc., Ph.D.

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Immunité et alimentation : Science et bon sens

Suis-je la seule à être étonnée lorsque je lis : « il n’est pas prouvé que l’alimentation a un impact sur notre immunité ». Sérieux ?!?! Quand ce sont des propos tenus par des scientifiques, je suis renversée ! Oublions, l’espace d’un instant, les « fameux et importants » travaux de recherche et fions nous sur la science et sur le gros bon sens.

Pour le volet logique et scientifique, j’expose ici une série de déduction logique en 3 points :

  • Il est prouvé que l’immunité est fragilisée par les maladies chroniques.
  • Il est démontré que les maladies chroniques sont en lien avec l’alimentation et le mode de vie.
  • Il semble logique que l’alimentation et le mode de vie ont alors un impact sur l’immunité.

On est d’accord, ce n’est pas un burger, un paquet de jujubes ou une boisson gazeuse qui détruira le système immunitaire. De la même manière, ce n’est pas une salade, un bol de petits fruits ou 2 cuillères à soupe de graines de citrouille qui vont nous transformer en Flash ou en Wonder Woman.

Naturellement, les aliments n’empêchent ni le contact avec un microbe (virus, bactérie ou champignon) ni une éventuelle infection. Par contre, une alimentation saine offre au corps, jour après jour, l’énergie et les outils pour construire un système immunitaire qui lui permettra de se défendre d’une manière optimale, le moment venu, contre un agent pathogène. Voici quelques-uns des liens entre les nutriments et le système de défense :

  • Les protéines sont nécessaires à la synthèse des anticorps, qui selon la science, sont des molécules biologiques impliquées dans l’immunité.
  • Le microbiote est un élément crucial quand il s’agit d’immunité. Or la flore intestinale est naturellement en lien avec notre alimentation. Les fibres et les aliments fermentés (Ex.  Kombucha, miso, kéfir, légumes fermentés) nourrissent les « bonnes bactéries » alors que le sucre et les produits raffinés nuisent au microbiote intestinal. Ces « bonnes bactéries » sont nécessaires à la production des cellules immunitaires. Ces cellules vont se retrouver dans tout le corps, notamment au niveau du système respiratoire.
  • Les oméga-3 sont utilisés dans la synthèse d’acides gras hautement insaturés et eicosanoïdes de série 3. Ces substances sont reconnues scientifiquement pour leurs bienfaits sur la régulation de la tension artérielle, l’élasticité des vaisseaux, les réactions immunitaires et anti-inflammatoires et l’agrégation des plaquettes sanguines. Il me semble qu’en ce moment, on s’entend bien sur le processus inflammatoire associé à l’infection du COVID-19 et que plusieurs médecins avancent le lien entre ce coronavirus et les maladies cardiovasculaires.
  • Le sucre et les excès de féculents alimentent l’inflammation et perturbent le microbiote intestinal. Il me semble que c’est un fait reconnu depuis plusieurs années dans les milieux scientifiques, non? Comment peut-on alors omettre de le mentionner et encore plus de discréditer un élément si important pour notre santé et notre immunité?
  • Une alimentation colorée, riche en végétaux et comprenant principalement des aliments frais, des sources de gras insaturés ou « bons gras », des protéines, une quantité modérée de céréales complètes et de glucides, des épices et des saveurs contribue naturellement à l’équilibre global de notre corps tout en prévenant les maladies chroniques et l’obésité. Une alimentation saine renforce notre santé et par conséquent notre immunité alors que les produits transformés et dévitalisés nuisent à notre santé. C’est un fait scientifique reconnu depuis, nos pas des années ou des siècles, mais bien des millénaires, bien avant les chromatographies et les éprouvettes.

Je pourrais allonger la liste mais je ne crois pas que ce soit nécessaire. On pourrait parler de la vitamine D, du glutathion et des antioxydants. Je souhaite surtout mettre en évidence, que nous avons en 2020, les recherches scientifiques et les connaissances qui appuient et qui confirment le lien entre l’alimentation et l’immunité.

Pour ceux qui ont besoin d’une preuve scientifique selon un protocole standardisé pour reconnaître une évidence, j’aimerai mettre en lumière, qu’à date, il n’y a pas de travaux de recherche qui démontrent que l’alimentation n’a pas d’impact sur le système immunitaire. Pour les quelques études qui écartent l’effet d’un élément isolé comme une vitamine, un minéral ou un antioxydant sur l’immunité (ex. vitamine C ou le zinc), je rappelle que ce sont des recherches effectuées in vitro qui utilisent un composé isolé et non un aliment entier, et encore moins une synergie d’aliments consommés sur une longue période par un être humain vivant.

Écarter les bienfaits de la nutrition sur l’immunité c’est pour moi l’équivalent d’exclure les effets de l’alimentation sur le fonctionnement optimal du corps vivant. Sérieux ?!? Comment peut-on mettre autant d’énergie pour préserver et rétablir la santé des citoyens en écartant ou en discréditant les bases fondamentales de la santé. L’alimentation est un exemple, parmi tant d’autres éléments.

Je suis une amoureuse de la vie et de la science. La recherche est un univers fascinant, enrichissant et éclairant. La science ne peut cependant pas expliquer tous les phénomènes vivants. Doit-on attendre qu’un élément soit prouvé scientifiquement pour lui faire de la place dans notre mode de vie? Comment un citoyen doit-il interpréter un message selon lequel il n’y a pas de lien entre l’alimentation et l’immunité? Cela suggère pour bien des personnes qu’une alimentation saine n’est pas une priorité, quand il s’agit d’immunité. Ou encore, peu importe ce que l’on mange, cela ne fera aucune différence. Il est vrai que cela ne nous empêchera pas de contracter un microbe, mais cela aura assurément un impact à long terme sur la façon avec laquelle nous allons nous défendre face à un agent pathogène. C’est une nuance importante à apporter, si nous souhaitons bâtir une société en santé.

Il est venu le temps d’envisager la santé somme une matrice unique comprenant la santé physique, mentale, émotionnelle et spirituelle et la santé de notre environnement et de notre planète. En 2020, il n’y a plus de place pour une santé en « silos ». C’est le temps de parler d’une seule santé, une santé globale et durable, pour le bien des humains, du vivant et de la terre, qu’en pensez-vous ?

J’imagine parfois, Hippocrate, en 2020, déclarant dans les médias, « Que ton aliment soit ton (seul) médicament ». J’ai mis « seul » entre parenthèse, parce que perso, je crois que c’est un remède qui fait partie d’un tout. Je l’imagine, avec ces quelques mots face à tellement de théories, d’incohérences et de confusions. Je ne sais pas si je dois sourire ou plutôt écrire. Finalement, j’écris et je souris, parce que ce sont deux remèdes qui me font du bien, même si ce n’est pas prouvé scientifiquement …

Pour la santé de tous et pour celle de notre planète

Imane Lahlou ND, M.Sc., Ph.D.

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Un message pour nourrir le calme et soutenir l’immunité

Nous vivons un passage troublant où la peur et la confusion sont en expansion. Le Coronavirus, aura en quelques semaines seulement, secoué notre planète. Une pandémie ébranle les systèmes autant que les humains. Comme toutes les crises mondiales, le Covid-19 est aujourd’hui, et sera certainement encore demain, un enjeu mondial qui réveille des réactions individuelles et collectives. C’est aussi un sujet de réflexions personnelles, sociales, économiques, politiques, scientifiques, médicales, publiques, environnementales et philosophiques.

Pour répondre à vos demandes de recommandations préventives en ces temps troublants, je prends un moment pour partager avec vous mon point de vue en tant que citoyenne et professionnelle de la santé. Mon objectif ici n’est pas de nourrir la vague de peur qui s’empare de la population. Rester indifférent n’est pas non plus, selon moi, une solution. Il est important de reconnaître les faits et les besoins des gens, pour nourrir le calme au sein de notre population. Le besoin de comprendre pour assurer leur sécurité et celle de leurs proches. Le besoin d’être informé sans être alarmé pour rétablir un climat de confiance. Je souhaite partager un message pour aider les personnes à agir consciemment pour un bien-être individuel et collectif, notamment pour les personnes avec une santé fragile et les gens âgés.

Des gestes simples pour le bien-être de tous

Une pandémie se répand et se transforme rapidement en une crise mondiale faisant des ravages à bien des niveaux. En même temps, elle suscite, si nous le souhaitons, une réflexion individuelle et collective pour le meilleur de notre planète. Tout en tenant compte des faits et de la propagation actuelle du virus d’un continent à l’autre, gardons le cap sur le calme et la cohérence et agissons pour contribuer au bien-être et à la santé globale de notre population.

Je ne crois pas que ce soit pertinent de répéter ce qui a déjà été mentionné par les sources gouvernementales et médicales. Je vous propose de lire lentement (pas survoler, lire !), les recommandations de base pour prévenir une éventuelle propagation du virus et les risques d’infections. Vous constaterez que les mesures à prendre sont simples. Ce sont les règles d’hygiène habituelle que nous prenons pour prévenir une infection (Ex. laver les mains, nettoyer les surfaces de contact), auxquelles s’ajoutent des mesures individuelles et collectives pour éviter la propagation d’une pandémie (Ex. éviter les regroupements collectifs et les foules, reporter les voyages).

https://www.quebec.ca/sante/problemes-de-sante/a-z/coronavirus-2019/

Des recommandations pour nourrir le calme et soutenir l’immunité

C’est ce volet que je souhaite développer pour répondre à vos demandes de recommandations d’un point de vue préventif et global. Une chose est certaine, ce n’est pas en cédant à la panique et en nourrissant la peur que nous allons soutenir notre corps et renforcer notre immunité. Quand on parle d’infections, il est important de nous rappeler qu’il faut considérer l’agent infectieux et surtout tenir compte de l’état physiologique global et mental de l’individu. Je vous propose des recommandations pour calmer la peur et pour renforcer le système immunitaire.

1 – Les exercices de respiration et/ou des période des méditation (5 minutes ou plus), idéalement 3 fois par jour (matin, midi, après-midi ou avant le coucher) pour calmer le mental et pour cultiver une paix intérieure. Il est reconnu que ces pratiques apaisent le mental et réduisent le stress. Il est aussi démontré que la peur et l’anxiété affectent notre immunité.

Pour découvrir et pratiquer la cohérence cardiaque et la méditation : https://www.coherenceinfo.com https://www.passeportsante.net/fr/audiovideobalado/balado.aspx

2 – L’environnement a un impact direct sur notre perception de la situation. Profiter de cette pause pour lire un livre, voir une comédie, écouter de la musique, dessiner, danser, écrire, cuisiner, partager des moments en famille, échanger nos amis (téléphone, Skype, Messenger), etc. La peur n’est pas un antidote aux infections. Elle nous empêche par contre de nous adapter, d’agir calmement, de vivre pleinement et de nous épanouir.

3 – Le sommeil et le repos sont une priorité et on a tendance à l’oublier. C’est pourtant prouvé que le manque de sommeil à lui seul perturbe l’homéostasie du corps et le système nerveux tout en fragilisant l’immunité.

4 – L’hydratation est toujours essentielle pour notre santé et naturellement pour notre immunité. Assurez-vous de boire 2 litres d’eau par jour (à jeun et entre les repas). Les tisanes de gingembre, de thym et d’origan sont efficaces pour soutenir le système immunitaire.

5 – Le mouvement et le grand air sont de précieux alliés pour notre énergie et pour notre état d’esprit. Marcher et jouer dehors fait du bien ! La nature est un antidote au stress tout en étant une véritable source de vitalité et sans aucun doute un cadeau pour notre santé physiologique, mentale et émotionnelle. On peut aussi bouger, relâcher les tensions et s’étirer en étant à la maison (séance de Fitness, yoga, de Pilates et Qi Gong disponibles sur le web).

6 – Une alimentation riche en vitalité, fruits et légumes colorés. Il est prouvé que le sucre raffiné et les aliments transformés nuisent à notre santé et à notre immunité. Le stress, l’éparpillement, la fatigue, la peur sont de véritables catalyseurs pour activer les fringales, ce besoin urgent de chocolat, de chips, de crème glacé et de fast-food et parfois la surconsommation d’alcool.

7 – Les probiotiques, un bijou pour la santé intestinale, le système immunitaire et l’équilibre du cerveau (1 fois par jour le matin à jeun avec le premier verre d’eau).

8 – La vitamine D3 est indispensable pour un système immunitaire en santé. Les recherches des dernières années révèlent que la vitamine D est en carence chez une grande proportion de la population. Il est recommandé d’en prendre pendant l’hiver et en présence d’infection (1000 UI par jour).

9 – Un complexe de vitamine C et de minéraux est un atout pour la vitalité et pour l’immunité notamment pour les fumeurs et les personnes sensibles aux infections pendant l’hiver et les changements de saison.

10 – Un concentré d’antioxydants de source alimentaire est un précieux cadeau lorsque l’immunité est fragilisée. L’extrait de baies de sureau, à haute concentration en polyphénols principalement de la classe des flavonoïdes, est reconnu pour prévenir les infections et soutenir l’immunité.

Je vous recommande de choisir des suppléments de source naturelle. Si vous prenez des médicaments ou en présence de conditions de santé particulières, demandez conseil à un professionnel de la santé.

Vers un monde plus conscient et plus cohérent

Une pandémie se répand et se transforme rapidement en une crise mondiale faisant des ravages à bien des niveaux. En même temps, elle peut stimuler une réflexion individuelle et collective pour apporter des changements profonds à l’échelle planétaire. Tout en tenant compte des faits et de la propagation du virus d’un continent à l’autre, gardons le cap sur le calme et la cohérence et agissons pour contribuer au bien-être et à la santé globale de notre population. La situation actuelle révèle la fragilité, les déséquilibres et les incohérences de notre monde actuel. Je souhaite que ce soit pour nous l’occasion de prendre soin de notre écosystème humain et planétaire. Je souhaite que cette grande turbulence éveille en nous le souhait de prendre soin de notre santé et de notre humanité.

Chers amis, unissons nos énergies et propageons en toute conscience une vague d’amour, d’espérance et de confiance.

Prendre soin de soi pour prendre soin de l’autre Imane

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